IMAGES

EPARREI !

Montréal (Canada) - 2021

Eparrei !

Le titre de cette série provient de la salutation pour lansã.

À Salvador de Bahia au Brésil, dans le candomblé, Iansã est la déesse (orishas) qui commande aux vents, aux tempêtes et aux éclairs. Guerrière et imbattable, elle est associée à la sensualité et au charme. Elle contrôle les mystères qui entourent les morts et invite au renouvellement. Associée au crépuscule, ses couleurs sont le rose, pourpre, rouge ou marron. Dans le syncrétisme religieux, elle correspond à Sainte- Barbe, sainte célébrée le 4 décembre et notamment populaire au Liban.

Ce projet débute avec des rénovations dans mon appartement. Pendant une quinzaine d’années, des photos de famille, d’amis proches, de voyages étaient accrochées au mur, à coté de mon bureau, et changées aux grés d'évènements, de voyages. Chaque cadre contenait les anciennes photos. Lors d’une rénovation, la trentaine de cadres furent décrochés et toutes les photos retirées. Avant de placer la centaine de photos dans une boite, je souhaitais renouveler ces photos en les invitant au vent, raviver ces souvenirs. Une citation me revenait sans cesse à l’esprit : 

 

 « (…) nous ne sommes pas assez subtils pour apercevoir « l’écoulement probablement  absolu du devenir ; le permanent n'existe que grâce à nos organes grossiers qui résument et ramènent les choses à des plans communs, alors que rien n'existe sous cette forme. L'arbre est à chaque instant une chose neuve ; nous  affirmons la forme parce que nous ne saisissons pas la subtilité́ d'un mouvement absolu.» (Nietzsche). »* 

L’arbre est à chaque instant une chose neuve, ces images seraient ainsi cet arbre, telles les couleurs du linge dans une machine à laver en marche ou l’éclairage des appartements à l’arrivée du crépuscule sur le centre-ville de Montréal. Elles visent à faire vibrer notre âme à l’unisson de la nature, invitant désormais la réalité à venir frapper directement nos sens et notre conscience afin d’être en communication immédiate avec les choses et avec nous-même.   

La présentation de ce projet fait appel à un dispositif festif particulier, conçu pour générer l’interactivité du visiteur et inviter au renouvellement et à la mémoire du vent !

Eparrei !

 

*BARTHES, Roland. 1973. Le Plaisir du texte, Paris : Seuil, Coll. Tel Quel, dirigé par Philippe Sollers, p.96

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Lac Baïkal | Sibérie - Prise 1
Avec papa, devant le lac Baïkal

Dimension :  35" x 35"

(89 cm x 89 cm)

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Lac Baïkal | Sibérie - Prise 2
Avec papa, devant le lac Baïkal

Dimension :  40" x 50" (102 cm x 127 cm)

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Ispahan | Iran
Devant l'entrée la Mosquée du Chah

Dimension :  40" x 50" (102 cm x 127 cm)

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São Paulo (stationnement) | Brésil
Avec une personne qui indique une place de stationnement

Dimension :  40" x 50" (102 cm x 127 cm)

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São Paulo (Expo) | Brésil

Avant de partir à l'exposition de Chiharu Shiota au Japon House

Dimension :  40" x 50" (102 cm x 127 cm)

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Rio de Janeiro | Brésil
Vue d'Ipanema depuis le Corcovado

Dimension :  40" x 50" (102 cm x 127 cm)

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Mangue Seco (Bahia) | Brésil
Ricardo sur la plage

Dimension :  40" x 50" (102 cm x 127 cm)

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Jérusalem | Israël-Palestine | Prise 1
Devant le dôme du Rocher 

Dimension :  40" x 50" (102 cm x 127 cm)

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Jérusalem | Israël-Palestine - Prise 2
Sur l'esplanade des Mosquées

Dimension :  40" x 50" (102 cm x 127 cm)

Damelevière - France
Rentrée des classes pour Juliette et Louise

Dimension :  40" x 50" (102 cm x 127 cm)

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Beyrouth | Liban
Avec Antoine, devant le raouché

Dimension :  40" x 50" (102 cm x 127 cm)

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Damelevières | France
Rentrée des classes pour Juliette et Louise

Dimension :  40" x 50" (102 cm x 127 cm)

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Saint Pétersbourg | Russie
Avec papa, au croisement de l'avenue Nevsky et du canal Griboïedov

Dimension :  40" x 50" (102 cm x 127 cm)

QUEM MUITO SE EVITA, SE CONVIVE

Salvador de Bahia (Brésil) - 2004

Quem muito se evita, se convive (Qui tant l'on évite, on vit avec)

Le titre de cette série provient d'un extrait du livre Grande Sertāo : Veredas (Diadorim) de Jõa Guimarães Rosa.

Cette série s'inspire toutefois d'Exú, orisha dans le candomblé brésilien, ni bon, ni mauvais. Il apparait notamment aux intersections et dans les endroits où les gens se réunissent. Indifférent à ce qui est juste ou faux, c'est un être malicieux, jovial, dont la maison est la rue.

 

Cette série prend la forme d'un diptyque.

Cette particularité vise à renforcer la dualité d'Exú mais elle vise surtout à afficher ces images sur l'arête d'un mur, dans une rue passante, avec de gros pavés irréguliers. D'autres aspects sont aussi considérés pour la présentation de cette série. 

 

 

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