LIVRES & CARNETS DE ROUTE

SIC ITUR AD ASTRA

 

CANADA | 2019

Photographies et conception : 

Gonzague Verdenal, 238 pages (en français)

Ce carnet de route retrace un roadtrip de 6 675 km à travers le Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve et Labrador.

Il présente des vues sur Pictou, Chéticamp, le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, le détroit de Cabot, le parc national du Gros-Morne, le phare de Woody-Point, les Tablelands, le Mont Gros-Morne, Noris Point, le phare de Lobster Cove, Western  Brook, le parc provincial des Arches, Port aux choix, les Thrombolites à Flower's Cove, Saint-Launaire Griquet, le phare du Cap Norman et ses fleurs (le Braya de Fernald et le Saule des landes), Saint-Anthony, des icebergs, le détroit de Belle Isle, des paysages entre Blanc Sablon et Old Fort Bay, la rivière Pinware, Red-Bay et l'épave du Bernier, Port Hope Simpson, la route 510 Nord, Happy Valley-Goose Bay, Churchills Falls, la ville de Labrador, le barrage Daniel-Johnson (Manic-5), la centrale Jean-Lesage (Manic-2), la route du Fjord et Sainte-Rose-du-Nord, le parc national de la Mauricie.

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Y EL MAR SE SIENTA JUNTO A MÍ

 

MEXIQUE | 2019​

Photographies et conception : Gonzague Verdenal,

229 pages (en français)

Ce carnet de route retrace un parcours à travers la ville de Mexico. Le titre du livre est un extrait du poème Visitas de Octavio Paz.

 

Il présente des vues sur la Torre Reforma, l'avenue Paseo de la Reforma, le monument Niños Héroes, le musée national d'anthropologie de Mexico, une fontaine dans le parc de Chapultepec, le jardin botanique du bosquet de Chapultepec, le quartier San Miguel de Chapultepec, le café Zena, Le Santuario Parroquial de Nuestra Señora del Carmen "La Sabatina" et les vitraux du frère Gérardo López Bonilla, la galerie Kurimanzutto, une oeuvre de Elias Crespin dans la galerie RGR, le quartier Roma, le café Motín, la place Rio de Janeiro, le café et bar Entre perros y lobos, le quartier La Condesa, le forum Lindbergh dans le parc Mexico, la cineteca nacional, le musée Soumaya, l'église San Josemaría Escrivá dans le quartier de Santa Fe, le parc La Mexicana, l'Université nationale autonome du Mexique (UNAM) et la tour du rectorat, la peinture murale de David Alfaro Siqueiros, la bibliothèque centrale, Cubos Incrustados de Mathias Goeritz, Poema Plástico et Salvador de Auschwitz de Mathias Goeritz, la faculté d'architecture, Espacio Escultórico, Coatl de Helen Escobedo, La Corona del Pedregal de Mathias Goeritz et  Colotl de Sebastián, les Tours Satellites  sur l'avenue Anillo Periférico, le métro, la colonne de l'indépendance, la Maison bleue de Frida Kahlo, la place de la Constitution, la cathédrale métropolitaine de l'Assomption de la Très Sainte Vierge Marie au ciel de Mexico et des détails à l'intérieur de la cathédrale, Teotihuacan et la payamide du Soleil et la pyramide de la Lune.

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بعدنا 

 

LIBAN | 2018​

Photographies, dessins et conception : 

Gonzague Verdenal, 234 pages (en français)

Ce carnet de route retrace un parcours à travers le Liban. بعدنا (Après nous) est le titre d'une chanson écrite et composée par les frères Rhabani.

 

Il présente des vues sur La Corniche, Zaituna Bay, l'Hôtel Saint-Georges, les Terrasses de Beyrouth, le Raouché, le quartier de Mar Mikhaël, Burj El Murr, La place des Martyrs, la Mosquée Mohammad Al-Amin, la cathédrale Saint-Georges des Maronites, la place de l'Étoile, le quartier Bourj Hammoud, le quartier Achrafieh, le musée Sursock, la maison Jaune, l'Université Saint-Joseph, l'Université américaine de Beyrouth et l'Institut Issam Fares, la mosquée Khashoggi, le fort de Mseilha, la vallée de la Qadisha, Bcharré, la forêt des Cèdres de Dieu, le monastère de Qozhaya, le col d'Aïnata, Baalbek et les temples de Bacchus et de Jupiter, la vallée de la Beqaa, le lac Qaraoun, Tripoli, la foire internationale Rachid Karamé imaginé par Oscar Niemeyer et le Château Saint-Gilles, Byblos, la basilique Notre-Dame du Liban, le sanctuaire de Saint-Charbel.

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BRÉSIL | 2018

VENTURIS VENTIS

Photographies et conception du livre : 

Gonzague Verdenal, 138 pages (en portugais, anglais et français)

ISBN : 978-2-9817387-0-7 

Ce livre présente des vues sur les principaux bâtiments de Brasilia au Brésil : Cathédrale de Brasilia, l'esplanade des ministères, le Congrès national, O Palacio do Planalto, l'Axe monumental, le théâtre national, le complexe culturel de la République, l'église Dom Bosco, le Mémorial JK, la tour de télévision...

Из России с любовью

RUSSIE | 2017​

Photographies, dessins et conception : 

Gonzague Verdenal, 218 pages (en français)

Ce carnet de route retrace un parcours à travers la Russie. Из России с любовью (Bons baisers de Russie) est intitulé d'après le film britannique réalisé par Terence Young et sorti en 1963.

Il présente des vues sur Saint-Petersbourg, le Palais d'Hiver, la colonne d'Alexandre, le musée de l'Ermitage et les atlantes de Terebniov, l'intérieur de la cathédrale Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé, la cathédrale Notre-Dame de Kazan et les clefs de la ville de Nancy, la forteresse Pierre-et-Paul, le pont aux Lions, le théâtre Mariinsky, la perspective Nevski, la cathédrale Saint-Isaac, le Cavalier de bronze de Pierre le Grand, Moscou et le musée d'art contemporain le Garage, des oeuvres de la Triennale de l'art contemporain au Garage, le métro de Moscou et les stations Maïakovskaïa, Sokol, Toulskaïa, Tchekhovskaïa, Elektrozavodskaïa et Plochtchad Revolioutsii, le Kremlin, la cathédrale de Basile-le-Bienheureux, la place Rouge, la statue du prince Vladimir, le théâtre Bolchoï, le FSB, Detski Mir, la Maison Blanche, la cathédrale du Christ-Sauveur, l'étang du Patriarche, le parc Gorki, le Transibérien et ses paysages jusqu'à Irkoutsk, le lac Baikal, des maisons bouriates à Listvianka et à Koujir, l'île d'Olkhon et les rochers sacrés de Chamanka.

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ブラブラする

 

JAPON | 2016​

Photographies et conception : Gonzague Verdenal,

183 pages (en français)

Ce carnet de route retrace un parcours à travers le Japon.

ブラブラする, ("Bura bura suru") signifie flâner, marcher sans but. Les japonais on inventé ce mot à partir d'une onomatopée, pour désigner la déambulation nonchalante caractéristique de Tokyo. 

 

Il présente des vues sur Tokyo, la tour de Tokyo, la tour Roppongi Hills Mori et des artistes de l'exposition "Roppongi Crossing 2016 : My Body, Your voice", la sculpture maman de Louise Bourgeois, le croisement de Shibuya, la statue du chien Hachikō, l'épicentre Prada, la rue Takeshita, le Yoyogi National Gymnasium, Kabuki le soir, Hiroshima et le musée du Mémorial pour la Paix, la flamme de la Paix, le cénotaphe du parc de la Paix, le dôme de Genbaku, Miyajima et le Mont Misen, Kyoto, Ryōan-ji, Kinkaku-ji, Himeji, le Mont Kurama et Tengû, Osaka, des paysages à travers le Shinkansen, les tampons de plusieurs gares, le Mont Fuji, le terminal 1 de l'aéroport de Narita.

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در خمشى خروش كن

 

IRAN | 2015

Photographies et conception : Gonzague Verdenal,

129 pages (en français)

Ce carnet de route retrace un parcours à travers l'Iran. Le titre du livre در خمشى خروش كن (Dar Khamoshi Khouroush kan) signifie Surgis dans le silence / le noir / l'obscurité ou encore Sois bruyant dans ton silence.

 

Il présente des vues sur Téhéran, le mont Elbourz, la tour Milad, la tour Azadi et à l'intérieur de la tour Azadi, le musée d'art comtemporain de Téhéran conçu par Kamran Diba, ses tours qui ressemblent à des Badgir (les tours à vent traditionnelles dans les villes en bordure de désert) et le Thérapeute de René Magritte, le musée du tapis, le musée du cinéma iranien et les statues de Alhazen et Shihab od-Din Yahya as-Sohrawardi, le théâtre de la ville de Téhéran, des paysages entre Téhéran et Isfahan, la place Naghsh-e Jahan, la mosquée du Cheikh Lotfallah, ses muqarnas et son intérieur, le palais Ali Qāpu et la salle de musique au sixième étage, la mosquée du Chah et l'intérieur de cette mosquée, la mosquée du vendredi et ses muqarnas, le pont Joui à la tombée du jour et le pont Si-o-se Pol la nuit.  

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4430 MILES AU COMPTEUR

 

USA | 2001​

Rédaction : Gonzague Verdenal

Photographe : Gabriel Jones

Musique : Jérome Trinssoutrop​ et Jérome Minière

Préface : Marie-France Bazzo et Ximena Sampson

Maison d'Édition : Les 400 coups (Montréal) 2002, 73 pages

ISBN : 978-2-89540-119-5

Ce carnet de route retrace un roadtrip de 7 130 km à travers la Californie, le Nevada, l'Arizona et l'Utah.

Après trois semaines et trois jours dans le désert, à la chasse d’illuminations, de révélations divines ou humaines, Gabriel Jones et Gonzague Verdenal nous ont ramené ce carnet de route de leur périple.


Les textes retracent un itinéraire éclaté, semé de personnages loufoques. Les photos donnent un corps et un visage à ces créatures que l’on penserait produits de notre imagination. La musique, elle, nous emporte dans cet univers fantastique.


Leur livre est un récit de voyage, mais d’un voyage très particulier. Il ne s’agit pas ici de montrer ce qui est, mais plutôt ce qui pourrait être. Des personnages et des lieux très concrets acquièrent une toute autre dimension. On leur invente une nouvelle vie, et on leur ouvre un nouveau futur.


On part en voyage avec eux, on les laisse nous emmener dans ce pays surréel et nos réticences s’estompent. Entre le documentaire et la science-fiction, 4430 milles au compteur se prête à toutes les lectures, à toutes les interprétations, avec comme seule limite la mesure de notre imagination. Préface de Ximena Sampson

extraits

© Gabriel Jones, 2002

© Gabriel Jones, 2002

Rencontre avec l'inventeur de la première lampe à traduire en 532 langues.
Californie.



Route 190.

Californie.

Fin d'après-midi.



Aujourd'hui, le ciel est gris. Il pleut. Nous observons les énormes gouttes qui, en tombant sur le velours d'un sol sablonneux, reflètent, l'espace de quelques instants, toute la rondeur du monde et celle d'une déception passagère. L'eau s'infiltre maintenant dans les profondeurs souterraines.

Tout est fini !

 

Assis sur une grosse roche, contemplant l'horizon à perte de vue, nous attendons le retour du soleil en criant notre colère aux nimbostratus et en vouant nos louanges aux cumulus.

Seul l'écho écoute et sème nos joyeuses lamentations en plusieurs endroits. 



Un moment d'accalmie survient.

Fous de joie, nous virevoltons dans n'importe quelle direction, appréciant le silence enfin retrouvé. En continuant à tourner encore plus rapidement, nous tombons au fond d'un précipice.



Chute des corps !



Nous jetons un coup d'œil autour de nous ; le précipice s'avère être l'entrée d'une maison construite sous terre. L'entrée est quasiment vide. Seuls une petite glace, accrochée à une poutre, et un rasoir en plastique bleu foncé nous indiquent la présence d'un homme.

 

Gabriel frappe à la porte-fenêtre.

Personne ne répond.

Nous tentons de scruter l'intérieur de la maison lorsque deux colombes entrouvrent la porte. Elles s'arrêtent pour nous regarder, puis s'envolent nonchalamment.

 

Une voix rauque et grave se fait entendre.

- « Entrez, messieurs ! Je vous attendais. »

Nous pénétrons dans la maison, garnie de livres et de sculptures inspirées par le mouvement de l'eau.

 

- « Voilà, je n'ai maintenant plus qu'un petit réglage à faire. Voilà, ça y est ! Allez-y ! Dites le mot "bonjour" à la lampe et choisissez une langue. »

 

Gabriel dit bonjour et choisit l'italien comme langue.

- « Il pipistrello », répond la lampe.

- « Bien, mais c'est très bien ! Formidable ! Messieurs, vous êtes les deux premiers étrangers à tester cette lampe à deux fonctions. Elle traduit n'importe quel mot en 532 langues et elle peut aussi exaucer deux vœux par jour. Mon premier vœu a été réalisé ; je vous laisse maintenant en formuler un. »



Après quelques heures passées en compagnie de la lampe,
 

nous quittons l'endroit

munis de sept mains

et de cinq jambes.

Au presbytère de l'abbé Miller.

Caliente, Nevada.


Numéro 1356, 1358, 1360.

Nous voici arrivés !



La voiture s'arrête devant le presbytère de l'abbé Miller. Des ombres lourdes et puissantes d'arbres centenaires, des murmures de jets d'eau dans la splendeur d'un gazon verdoyant, de glorieux rosiers à la fragrance subtile nimbent l'endroit d'un profond recueillement. Nous gravissons quelques marches.

D'un air intrépide et joyeux, Gabriel pose son index sur l'énorme bouton cuivré de la sonnette, puis me regarde.


La porte s'ouvre sur un grand hall à la fraîcheur inquiétante. À droite en entrant dans le couloir, nous nous dirigeons vers une petite pièce, à l'odeur de cire, ayant comme unique décoration murale un bouquet de fleurs séchées. Un peu plus loin, derrière une porte rouge délicieusement capitonnée, s'échappent les bribes d'une sainte conversation. L'atmosphère est légère et sereine.


Soudain, un chien surgit.

Il nous sourit.

Nous lui sourions.

Nous lui caressons sa gueule lorsque tout à coup le chien se met à parler, répétant une conversation humaine qu'il a entendue au cours d'une de ses promenades dans le presbytère.


- « Jésus sourit... vous avez raison, mon abbé ! C'est l'humilité qu'il le fait sourire. Saviez-vous que madame Dhouze a connu un décès dans sa famille ? J'éprouve une si profonde tristesse pour elle ainsi que pour sa famille. J'ai ressorti un vieil article qui traite de la mort et de ce voyage au Royaume de Notre Seigneur. Je lui ai conseillé de relire le Livre de Job. Qu'en pensez-vous, mon abbé ?
- « Vous avez bien agi, madame Neuph. »


Le chien se déplace doucement, passe derrière un fauteuil en cuir jaune dont le dossier ne laisse voir que ses oreilles.

D'une façon automatique, il reprend son monologue en nous regardant, cette fois-ci, droit dans les yeux.


- « Mon abbé, avez-vous lu l'article de Jenny, intitulé « Tend tes deux mains pour demain » ? C'est la joie du Christ ressuscité qui nous accueille, n'est-ce pas ?
- « Oui, vous avez raison, madame Neuph. Cette Jenny est fine. Elle a beaucoup de talent !


- « Pour la fête de la paroisse, j'ai rencontré Suzie. Je lui ai dit que je préparerai deux petits gâteaux aux amandes, une tarte aux pommes ainsi qu'un gâteau aux raisins secs. Pour les objets à vendre, son petit Teddy a fait du très bon travail. Teddy... vous savez, le petit dernier qu'elle a eu du mal à avoir, celui qui a eu 19 ans la semaine dernière. Enfin, c'est pas toujours drôle... Eh bien, il a peint de très jolis paysages champêtres sur différents supports. Cela va de petits tableaux à des scies à bois en passant par des dessous de poêles. C'est de toute beauté !


- « Et pour le ménage de l'église, avez-vous trouvé une entente avec madame Troih, pour remplacer temporairement madame Douze ? »reprend l'abbé.


- « Oh oui ! Madame Troih s'est tout de suite portée volontaire... Nous nous sommes bien arrangées ! Nous avons convenu que je nettoierai la nef et les allées les mercredis pairs des mois impairs. De son côté, elle fera les galeries latérales et le chœur, les jeudis des mois pairs et, durant les années bissextiles, les vendredis des mois impairs. Si l'une de nous est malade, l'autre la remplacera dans sa tâche, mais gardera son horaire. L'église sera alors toujours vivante et accueillante ! Alléluia ! »


La porte s'ouvre.

Le chien cesse subitement son monologue, puis s'en va.

L'abbé, accompagné d'une dame fort élégante, s'arrête et admire la lumière jaillissant de nos yeux.

- « Je suis à vous dans quelques instants », nous dit-il d'une voix suave.

 

Il se retourne vers cette dame au tailleur en feutre brun et l'a reconduit jusqu'à la porte d'entrée. Avant d'être à nous, il passe dans son bureau, puis réapparaît dans la pièce où nous l'attendons.

- « Je vous en prie, messieurs, veuillez me suivre dans mon bureau... »